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JOE DASSIN VU PAR PIERRE LUMBROSO

Par Pierre Lumbroso

" Bonjour ! Je t'appelle Pierre, tu m'appelles Joe. On se tutoie. Voyons ce qu'il y a à faire. " Tel fut mon premier contact avec Joe, il y a cinq ans. Vous voyez qu'il n'y va pas par quatre chemins ! Quand il s'agit de son travail, il est toujours direct, bref et précis. Je m'occupe de ses tournées et, croyez-moi, bien que tout soit prévu dans les moindres détails plus d'un an à l'avance, ce n'est pas une petite affaire ! Pour faciliter les choses, Joe, depuis quelques mois, a changé de tactique : au lieu de répartir ses galas en province tout au long de l'année, il a décidé de les grouper en une seule tournée par an, pendant la saison d'été. Il s'agit alors pour moi de calculer minutieusement les itinéraires, le nombre de kilomètres à faire chaque jour, de prévoir les étapes, et surtout de réserver les places dans les hotels ! Nous n'y restons la plupart du temps qu'une seule nuit, et trouver des chambres pour une vingtaine de personnes, musiciens, danseuses et techniciens, n'est pas une chose facile ! Nous sommes souvent obligés de descendre dans des palaces, ceux où nous ne sommes pas rayés des listes ! Car certains directeurs d'hotel n'ont plus tellement envie de nous revoir ! Quelques manifestations de gaieté un peu trop bruyantes, quelques cavalcades dans les couloirs et bains de minuit à sept heures du matin leur ont laissé de mauvais souvenirs ! Joe est à l'abri de ces médisances : je ne parle pas de lui en évoquant ces joyeuses scènes, mais de ses musiciens. Car, en tournée, il ne peut malheureusement pas partager nos folles équipées nocturnes ! J'essaie, dans la mesure du possible, de lui retenir, dans chaque endroit où nous passons, une chambre dans un autre hotel, souvent à plusieurs kilomètres de la ville. Pour qu'il puisse se reposer. Incognito. Sinon, ses admirateurs, ses admiratrices plutot, ne le laissent pas en paix et, telle une armée de Roméos, crient toute la nuit leur amour sous ses fenetres ! Chaque soir, pour pouvoir l'accompagner, ni vu ni connu, dans son refuge secret, je suis obligé d'organiser un véritable enlèvement à sa sortie de scène : personne ne se doute de rien, et les musiciens jouent encore que Joe est déjà dans sa grosse Mercedes, filant à toute allure dans la nuit... Bien à l'abri dans sa voiture, il peut alors retirer sa chemise trempée (il perd un kilo par soirée), se laisser essuyer et frictionner par sa douce secrétaire, enfiler un pull-over et boire un bon coup de whisky ! Etant donné qu'en général il a déjà diné avant le spectacle, il va se coucher directement. Mais parfois, lorsqu'il n'est pas trop fatigué, nous allons tous prendre un verre dans une boite de nuit et devisons gaiement pendant une heure ou deux... Evidemment, le lendemain, pas question de le réveiller avant midi !..

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