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JOE DASSIN AU JEU DE LA VERITE

On te reproche d'être prétentieux. Qu'en penses-tu ?

On ne me l'a jamais dit et personnellement je n'ai pas du tout cette impression. (D'ailleurs, as-tu déjà vu quelqu'un qui reconnaîtrait : “C'est vrai, je suis prétentieux”?) Cela dit, il est impossible de faire l'unanimité de la sympathie, surtout quand on est un personnage public. S'il fallait tenir compte des opinions de tout le monde, il vaudrait mieux rester couché. Et puis, il y a des tas de gens qui me trouvent sympathique ! Ceux qui me connaissent bien pourront juger...

Envisages-tu d’avoir des enfants?

Oui, car ça doit être bien triste d'arriver à soixante ans et de se retrouver seul. Les enfants sont une continuation et le jour où je serai père je serai le plus heureux des hommes. Mais, pour l'instant, ma vie professionnelle ne me permet pas d'avoir une vie de famille. Ça viendra...

Si d'un seul coup ça ne marchait plus, que ferais-tu?

Ça me ferait de la peine! A part ça, je crois que j'essaierais de renverser la situation. Mais c'est une chose difficile à prévoir. Quand tu te balades dans la rue, tu peux te faire renverser par une voiture; ce n'est pas pour autant que tu évites de te balader dans la rue! Il faut être réaliste, pas défaitiste. Si je ne parvenais pas à remonter le courant, je changerais carrément d'activité et je m'en irais pêcher le thon (ma deuxième passion après le spectacle)... avec Charley Marouani comme coéquipier.

Penses-tu être plus célèbre que ton père?

Non. Mais nous évoluons dans des milieux très différents et je ne pense pas qu'on puisse établir des comparaisons. Un chanteur, en France, est beaucoup plus “ public ” qu'un metteur en scène. Mais qu'est-ce que la célébrité? Est-ce l'estime du plus grand nombre de gens, est-ce le fait d'avoir son nom dans les journaux, ou celui d'inspirer le respect aux gens de la même profession ? Non, impossible de répondre vraiment. C'est comme si tu voulais comparer des pommes et des poires.

Quelle est la dernière gaffe que tu aies faite?

Ma gaffe continuelle vient du fait que je suis myope. J'ai essayé une fois de porter des lunettes, mais ça me faisait mal au nez (parce que j'ai une grosse tête, donc un gros nez!) et j'ai laissé tomber. Donc, à moins de me trouver nez à nez (c'est le cas de le dire!) avec les gens, je ne les reconnais pas ou je les prends pour d'autres. Tu imagines ce que ça peut donner... En contrepartie, à plus de quatre mètres, pour moi, toutes les femmes sont belles!

Quelle catégorie de gens détestes-tu?

Aucune. Je ne déteste pas les gens par catégorie. Et. de toute façon, détester n'est pas non plus le mot qui convient. Il y a les gens avec lesquels je me sens bien et ceux-là m'intéressent... et il y a les autres, qui me sont totalement indifférents, sans plus. Mais je n'aime pas l'idée de classer les gens par catégories. Je pourrais te dire: “Je n'aime pas les gens hypocrites”, mais j'ai connu des hypocrites que j'aimais bien. Je pourrais te dire aussi: “Je déteste les snobs”, mais j'ai rencontré des snobs charmants. Alors...

Peux-tu faire le point exact de tes ventes disques?

Je ne veux pas donner de chiffres car, vu que tout le monde truque ses chiffres, ça ne voudrait rien dire. Ce qui compte, c'est de savoir que ses propres chansons sont populaires. Le reste, c'est de l'argent pour la maison de disques. Et puis, on a déjà trop parlé du nombre de mes disques vendus.

Comment réagis-tu avec des fans un peu excités?

Au départ, j'essaie de ne pas provoquer d'excès... car ça se provoque. Si cela se produit malgré moi, je file en douce car j'ai vu des accidents survenir en de telles occasions. Une fois, une fille qui voulait une photo est passée par la fenêtre d'un théâtre et a failli être décapitée. Cet incident m'a beaucoup marqué car l'enjeu ne valait vraiment pas les dommages. J'évite donc au maximum de me mettre dans des situations où le public ne se contrôle plus. Et de toute façon, j'essaie de garder mon calme.

Quels sont les artistes français pour lesquels tu éprouves le plus de sympathie?

Julien Clerc, Johnny Hallyday, Petula Clark... Mais je n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer tous. En revanche, je ne te citerai pas les quelques chanteurs (ils ne sont que trois ou quatre) pour lesquels je n'éprouve pas de sympathie... même si tu m'accuses de tricher au jeu de la vérité!

Fais-tu des placements avec ton argent?

A part l'argent dont je me sers pour vivre, je ne m'occupe pas de mes revenus. Je ne suis pas doué pour les affaires. Une fois le minimum acquis, c'est-à-dire la possibilité de vivre tranquillement et confortablement, l'argent n'est pas une chose qui m'intéresse.

Quelle a été la plus grosse déception de ta vie?

J'ai eu beaucoup de chance dans ma vie, j'ai rarement été déçu. Ma dernière grosse déception remonte à l'âge de cinq ans, quand j'ai découvert que le Père Noël... c'était mon père.

Quels sont, sur le plan du show, tes maîtres à penser?

En France, Yves Montand et Raymond Devos. Aux Etats-Unis, Pete Seeger, Elvis Presley, Sammy Davis, Judy Garland. Mais je les admire plus que je ne m'inspire d'eux... tout comme j'admire les artistes qui sont des monstres en eux-mêmes, par leur propre intensité, sans faire du show au sens littéral du mot. Je prends le pied à regarder un Brassens qui, sur scène, se contente d'avaler un verre d'eau et de baisser la tête quand il dit un gros mot!

T'est-il arrivé de rabrouer un journaliste?

Non, pour une raison bien simple. Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui se comportent normalement, humainement, et avec lesquels on peut travailler en copain... et les autres, les étrangers, ceux qui posent toujours des questions scabreuses ou indiscrètes. Avec les premiers, je joue franc jeu, et avec les seconds je me débrouille toujours pour m'en tirer par une pirouette en cas de question embarrassante. Des accrochages sévères, je n'en ai jamais eus. Chaque fois que j'ai eu affaire à quelqu'un qui essayait de me “coincer”, je changeais habilement de sujet ou je faisais un trait d'humour. En fait, il n'y a pas de questions indiscrètes, il n'y a que des réponses indiscrètes.

On parle d'un “Joe Dassin show”. Qu'en est-il au juste?

Dans le métier du spectacle, on parle toujours beaucoup. Ainsi, il y a des chanteurs (que je ne nommerai pas) qui annoncent tous les ans qu'ils vont faire un film aux U.S.A. avec Sinatra! Je préfère ne rien dire sur mes projets tant qu'ils n'en sont pas au stade de la réalisation. Disons seulement que dans de bonnes conditions, cela me ferait très plaisir d'animer un show sur une chaîne française. J'ai des idées assez précises sur ce que j'aimerais faire dans le domaine des variétés. Il reste à convaincre les responsables des programmes.

Sacrifierais-tu ta vie privée a ton métier?

Non. Quand on choisit le métier du spectacle, on abrège déjà sa vie privée. Ce qu'il en reste est d’autant plus précieux... Cela dit, j’essaierai de concilier les deux le plus longtemps possible.

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